Oh frénésie lyrique!
Quatorze jours me séparent du départ pour douze semaines en Asie. C'est une première pour moi et présentement l'évènement me dépasse. Je ne ressens pas d'angoisse mais plutôt une impatience graduellement teintée d'euphorie, une certaine impression d'être à la veille d'une aventure marquante, sans toutefois avoir la moindre idée des péripéties à venir. Je pars l'esprit salivant à l'idée des nouvelles expériences sensorielles et émotives qui m'attendent. Quel éventail de possibilités! Il suffit que j'y pense plus de deux minutes et l'exaltation m'envahit. Quelles impressions aurai-je à l'autre bout du monde ? Quels seront les coups de coeur, les émerveillements, les contrastes ? Quel impact en ressentirai-je ? À ce sujet, je confesse une attente précise : j'aimerais à mon retour être en mesure de synthétiser cette expérience par un essai libre sur l'effet qu'elle aura eu sur moi. Je m'attends à un exercice simple et transparent, une forme de portrait d'arrivée qui me permettra de déceler une évolution par rapport à mon état tout juste avant le départ – ce portrait-là étant en rédaction sur un coin de table ces jours ci. Je constate que cette forme écrite d’analyse favorise une meilleure conscience de soi car je découvre avec le temps la vertu lumineuse des mots, de plus en plus bénéfiques lors de certaines réflexions opaques.
D’ailleurs…
Qui n’a pas déjà pris le temps de griffonner quelques mots sur une pensée, un sentiment ? Ces états d’âme sont parfois si vifs, si bruts que la plume chancelante paraît bien incapable d’en sculpter l’essence. Pourtant l’exercice n’est jamais futile. Les premiers mots paraissent vulgaires et obtus, encore loin de véhiculer l’émotion primitive. Puis quelques phrases finissent par naître et aussi floues qu’elles puissent paraître, au fil des lignes le voile se lève, l’idée se raffine, sa forme lentement s’épure et sans que l’on s’y attende, au détour d’une virgule, la pensée s’illumine et l’âme de l’auteur nous traverse dans un éclair de lucidité!
Il y a quelque chose de sublime dans cet instant délicat de symbiose entre deux esprits.
D’ailleurs…
Qui n’a pas déjà pris le temps de griffonner quelques mots sur une pensée, un sentiment ? Ces états d’âme sont parfois si vifs, si bruts que la plume chancelante paraît bien incapable d’en sculpter l’essence. Pourtant l’exercice n’est jamais futile. Les premiers mots paraissent vulgaires et obtus, encore loin de véhiculer l’émotion primitive. Puis quelques phrases finissent par naître et aussi floues qu’elles puissent paraître, au fil des lignes le voile se lève, l’idée se raffine, sa forme lentement s’épure et sans que l’on s’y attende, au détour d’une virgule, la pensée s’illumine et l’âme de l’auteur nous traverse dans un éclair de lucidité!
Il y a quelque chose de sublime dans cet instant délicat de symbiose entre deux esprits.
Constantin Ioan,
Sept jours vous séparent du départ pour douze semaines en Asie. J'ai envie de vous souhaiter un fantastique voyage, mais cela en vaut-il vraiment la peine? C'est évident qu'il le sera!
C'est la première fois que j'ai la chance de parler à un inconnu qui s'apprête à vivre une telle expérience et ce que j'ai envie de vous souhaiter, c'est de rester jeune, opportuniste et surtout, je vous souhaite de trouver un ou plusieurs moyens d'exploiter tout le potentiel qui se trouve en vous...
Merci!
Vos souhaits suscitent un grand plaisir. Je suis touché.
Bon voyage bel âme :)
belle ...
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